Mercredi 29 avril 2009 3 29 04 2009 20:24
Wir müssen wissen
Wir werden wissen
Ein Dienstag in
Göttingen.

à E.




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Mercredi 15 avril 2009 3 15 04 2009 01:21
Ils ont sous les
Pavés la plage sous
Leurs grains de peau mate
Le café Flore
Des étudiants en
Dimanchés parlent
De révolte sociale
Se resservent en Margharita
Puis ne s'écoutent pas et
Crache ta science courtoise
de polytechnicien
habile comme nous
Autres en humanité.

---

Sur les Hauts de Belleville
J'attends que ma joie revienne
Et les jours sont contés.

---

Prends garde Saint-Germain
Tu ne connais
Que l'odeur du sang
Des livres blanchis
Par trop de bancs
Par trop de luxe
Trop de bourgeois
Salauds éteignent
La lampe sur les femmes
Trop belles de tes
Grands magasins.

---

Sur les Hauts de Belleville
Au loin et les sirènes de
La ville puis des scories de ciel
crochetées à nos regards
Sens tu l'odeur du fer Qui
Émane de nos gueules comme
Une odeur de soufre hey
Saint-Germain connais
Tu ce mot?

---

Ô je pleure la mort
De l'autre l'ami
Et dans ces geignements
D'œdipe vois
Tu le soldat que je
Ne suis pas déploies
Tes ailes c'est dans
Ton étreinte que je
Recherche une alternative
A la terre sainte.

---

Car pardi camarade nous
Sommes trop tard
Pour l'existence tes
mains froides les
Soupirs en latence nos
Envies de changer l'Homme
Sous l'ondée d'ascendants
Pylones plus haut que le
Ciel prêt à affronter la
Nuit de nos longs couteaux
Rasons les murs car il
Est temps de
Reprendre les bombes.

---

Hey
Prends garde à toi
Saint-Germain il nous
Prend comme des envies
De ne plus discuter.



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Lundi 23 mars 2009 1 23 03 2009 21:37
Je te vois tu m’observes
Le jeu subtil des vitres
Et les lumières de la ville
Qui meurent en lisières
Lointaines tu prends
Position de l’air hautain
De ces étudiants en piano
Qui disent leurs noms en
Tambourinant la tablette rétractable
Anthracite et dort le voisin
Antillais dans le brouillis
D’un mauvais zouk aux rythmes
Des lampadaires qui sabrent
L’habitacle

Ô lumière orangée
Par intermittence
Nous filons à trois cents kilomètres heure

Et rien de cela ne semble naturel


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Vendredi 13 mars 2009 5 13 03 2009 22:51
Il y a dans le fond des cafés maures,
L'occupation du temps
De retraités allemands
Qui ne se parlent pas,

Ô Djerba,

Paye ta fin du monde
Des touristes en lisières
La procession des plages
D'Occidents mornes
et chronophages.

---

Nous nous pensions poètes

Décroissants

Deux lunes hors orbites

Et attraction emprunts

Aussi de gravité

Nous sommes venus par avion

A l’hôtel de la plage

Demi-pension.

 

---

 

Aux portes du désert
Tu nous un long calvaire
De l'automobile et
Son habitacle en silence
Qui nous abrite des sifflements
Du vent le Sirocco
Que tout efface "Comment
S'appelle-t'elle déjà"
"Martine,
 On ne l'a fait qu'une fois".

---

Trouvons le moyen
De tirer parti de tout ce sable
Humainement je nous
Trouve assez discutable.

---

Sachet vole balaye le
Plateau de Medenine les
Touristes en suspens ton
Centre ville le souk
Pue les puces de Saint Ouen
Nous sommes blancs
Sans esprit commerçant
Et l'on attend que
Quelquechose se passe.



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Vendredi 2 janvier 2009 5 02 01 2009 00:54
Sans violence pas
D'amour des couches
On baise mal dans
Le regard de l'autre
Des parodies de sentiments
Il y a eu des visages
Il y aura d'autres rivages
Des virages aux contours incertains
Des courbes soyeuses dans
Des draps de satin il y a
Surtout cette route
Qui n'en finit plus des
Démarches aléatoires de
Poètes inoccupés qui
Vomissent aux étoiles
Leur miel inachevé
Et qui trouvent ces essences dans
Des étreintes hier
Nos poètes nos
Soldats retranchés
Tombés pour la France
En des cimetières quadrillés
Offrent des plumes des
Croix des anges au silence
déployé dans l'austérité
Quadrangulaire des
Rayons de supermarché
Béni dehors divin
En ton sein j'apprécie
Les silences De
la neige le transfert
De fluide et mon
Corps qui s'allège
Dans la confluence
De tes cuisses
Tu es un fleuve
Et ton regard me noie

---

Je me souviens
Du ciment sur la plage
Du pavé dans des vitrines de vagues
Du bitume de l’estran
Se jetant à mégarde
Des  horizons loin
Teint blafard le nez qui perle
De l’averse du midi
A Paris et des ouvriers
Accoudés au bar
Qu’on détourne du regard
Qui n’ont pas vu la mer
Des mouettes aux rires circulaires
Cela ne me touche pas
Je me souviens
Il est dix-sept heures
Et le soleil qui s’incline
Ici l’on dîne tôt
Allez

---

Déconstruisons
L’automne de béton
Crocheté à ma langue
L’automate qui s’engouffre
Dans les bouches leur
Sourire qui s’essouffle
Il est huit heures derrière
Chaque volet une lumière meurt
A profit de la même journée
Qu’hier Ô je n’imagine pas la vie sans toi
Et tu libères la purée dans le con d’une autre.

---

Je te regarde tu dors
D’un sommeil certain
De rêves de cauchemars
De fantasmes de mondes inhabités
De monstres d’enfance d’asymptotes
En subconscience je te regarde
Tu as dans les bras de Morphée
Les mains d’une autre
Et tu souris je ne dors pas
Ô je meurs.

---

  Ô travailleur immigré
Qui Imprègne les pluies du premier métro
Toi le fils d’un trimeur de bidonville
Petit fils d’une croix en bois de Montfaucon d’Argonne
Sens-tu le pouls qui se débat
Sous l’étreinte de tes racines ?

---

Juste un putain d’indien
Un plan des décors
Dans le désert de Tabernas
Les larmes et la foule
Qui ruissellent les parois
Tour Montparnasse
Au large les boat peoples
Et les mouettes qui rigolent
Un plan américain d’une cadillac
L’ultime clap d'une prise de Prozac
Un ensemble d’univers qui apparaît
Docile sous des formes oblongues
Ci-gît l’homme
Le destructeur des mondes.

---

Père,
Où es-tu ?




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Vendredi 28 novembre 2008 5 28 11 2008 17:15

Le bleu des yeux dans le gris des trottoirs,

Elle dessine son indifférence

à l'insistance des regards,

Dans la buée des vitres,

Dans la circulation qui s'agite.

Figée entre deux maliens

Qui débattent des rigueurs de l'hiver,

Disparue, un arrêt plus loin,

Dans les vapeurs des migrants pendulaires.




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Mercredi 12 novembre 2008 3 12 11 2008 23:53
En les vents d'automne,
Pas de demi-mesures,
Que des silences et des croches,
Battant la dorure,
Des feuilles qui s'envolent
Et se posent sur la cambrure,
Derrière les fumerolles,
Des femmes rasées
Qui ont dans la bouche,
Le goût salé du sang,
Dans leur cheveulure rouge,
Le foutre des soldats allemands.

Par delà le fleuve,
Charrie des corps,
Des scènes qui se meuvent
En paysage de mort.
Des ondées particulières
Fabriquant la lumière,
Qui se mêlent au peuplier,
Des cadavres éphémères
Au goût de sablier.

Triste vérité qui suinte,
- Elle a couché avec l'Allemand -
Puis les doigts qui pointent
- Elle a couché avec l'Allemand -
A l'arrière du cellier, jambes écartés
- Pour une livre de hareng -




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Mercredi 5 novembre 2008 3 05 11 2008 20:11
Expansion, expansion,
Le rose aux joues, heureuse,
Passent au loin les nébuleuses
De frêles comètes au travers de ta tête,
Puis les frissons qui scintillent
En affleurant la moëlle,
Ta bouche,
Mon univers maculé d'étoiles.


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Dimanche 2 novembre 2008 7 02 11 2008 23:47
Il y a le diable en haut des barricades
Il a le regard noir et ses armées saccadent
L’horizon constellé de pavés dans la mare
De cent collines où il est déjà trop tard.

La belle humanité en sortie de travers
Ne maîtrise même plus le mécanique décor
Des scènes virtuelles, des pantins irréels
Dont celui-aux-neuf-noms mesquine les corps.

Puis il y a,
Les particules qui s’agitent,
La glossolalie des Abymes,
Et des anges
Stationnés derrière la vitre

Qui ouvrent les ventres effondrés
Des lycaons aux truffes cendrées
Sous son regard bleu
Aux égards stoïques
Leurs boyaux sont blancs et creux,
Certains cris, anarchiques.

Qu’importe,
Il y a là bas
Cette fille qui respire
Et qui gonfle sa chemise
Qui habille un empire
De petites choses qui luisent.

Fuego sagrado del alma,
La voz del resistante.
Et le corps brûlera
Sur sa structure
Désamiantée.



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Vendredi 31 octobre 2008 5 31 10 2008 18:00
A tes pieds, j'édifierai
Un autel à la pitié,
Un motel de piété,
Des cadavres d'hirondelles
Pour un pardon à satiété.



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