Jeudi 30 octobre 2008 4 30 10 2008 22:30
Ma rupture de charge,
La circulaire des déplacements
Dans le figé d'une station
Debout parmi le mistral des gens.

Les murs, les murs,
Il n'y a pas de mur.

A six pieds sous ville
Et les yeux dans un vague
Tunnel qui défile,
Cadencé à l'indienne
Des pictogrammes
Sur la vitre en éclat

"Sap sarua n'ut euq
Drager nu tse'C"

Mais l'averse est vraie.


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Jeudi 30 octobre 2008 4 30 10 2008 21:31



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Dimanche 19 octobre 2008 7 19 10 2008 01:26
A 50 ans,
La retraite non imposable,
J'écoule les souvenirs sur le sable
D'Algérie lointaine, d'indépendance incertaine,
D'une camaraderie franche et virile
Où les filles payées apparaissent dociles.

J'ai laissé ma jambe à l'ouest de Tickrit,
Mais l'occasion était trop belle
D'une existence
Sans libre arbitre.


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Dimanche 19 octobre 2008 7 19 10 2008 01:02
Le jour où il n'y aura plus d'abeilles,
Il n'y aura plus d'amour.
"Tuons les toutes" répondit-elle.
Puis la nuée de corbeaux s'abat
Sur l'hirondelle.


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Samedi 11 octobre 2008 6 11 10 2008 19:15
Lorsque l'arbre se couche sur la voie,
C'est Buster qui tonne.

à I, ou Y.

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Samedi 11 octobre 2008 6 11 10 2008 19:13
J'ai rêvé que je faisais l'amour à une blonde,
Puis j'ai rêvé que je faisais l'amour
Puis j'ai rêvé d'amour
et
Le réveil a sonné
Et le réveil a sonné à côté de toi
Et le réveil a sonné à côté de toi que je n'aimais pas.



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Jeudi 9 octobre 2008 4 09 10 2008 18:56
La peinture qui s'effrite,
Les volets claquants
Sous les butoirs du vent,
Les lumières de la ville qui s'invitent
Sur le plafond de l'appartement
Qui transmet les pas de ma voisine
Qui résonne,

Et je ressens enfin la musique de Joy Division.


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Lundi 6 octobre 2008 1 06 10 2008 18:54
Il y a un travail à faire,
Le processus a changé.
Si nous ne voulons pas être éphémères,
Il faut nous adapter.

Nous militons en silence.
Nous sommes quelques uns.
Nos objectifs incertains
A l'approche d'une sentence

Contre une loi du marché
Qui rend nos dialogues hachés,
Une certaine forme de standardisation
Dans l'insatiable accès au con.

Ce sont dans ces moments que l'on repense béat,
Qu'au delà du seuil, quelque chose ne va pas.
L'acte sexuel devient une procédure mécanique,
Les abrasions cycliques, le résultat
Anecdoctique.

J'aimerai un sens aux éléments,
Une issue, assez rapidement.
Il doit exister un ordre,
Une vérité inaliénable,
Car le cou est au bout de la corde,
Mes pieds,
Au bord de la table.


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Dimanche 28 septembre 2008 7 28 09 2008 18:50
Nous héritons tous du nom du père
Puis les après-midis nous semblent longs,
Les badauds commandent leurs hamburgers
Et achètent le silence des enfants d'un ballon

Qui lévite, fait fit de la gravité
Au dessus de la tête d'un mouflet
Cachée par la boîte d'un happy-meal,
Sa mère n'oublie pas son lexomil.

Le boulevard demeure cadencé au rythme des phares
Des cyclistes aux destinations incertaines.
Les robes volantes parachèvent ma haine
Ainsi que l'équilibre de deux cadres en costard.

Je repense à l'article sur l'antimatière
Et les adolescentes? Qu'est ce que ça peut leurs faire?
La plupart ne croit pas en l'existence des électrons
Et pense à la bite des noirs qui s'agitent dans l'oignon.

(Lumière chirurgicale
Derrière, discussion surannée,
Sur fond de musique tropicale)

Enfin, je m'aligne dans le rang des consommateurs.
La crise financière qui émane des hauts-parleurs
N'ébranle même pas ce touriste néerlandais
Qui reste concentré sur la promo du sundae.

Au loin, s'écoulent les sirènes vers la Défense,
L'on parle d'un énième attentat,
Stoïque, repartons en guerre contre la finance,
Pas avant d'avoir terminé mon fanta.





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Mardi 16 septembre 2008 2 16 09 2008 00:21


C’était septembre, les restes pour les chiens.

 

Nous y voici. Aux portes des enfers mous.

Aux pieds des colonnes titubantes,

A l’aplomb des journées. Cent pareilles.

 

On nous avait prévenu de l’inutilité de la lutte,

D’un parfum plus ou moins pugnace

Des soirées qui ne laissent pas de trace.

En somme, d’une fin plus ou moins abrupte.

 

C’était septembre, puis l’on renoue les liens,

 

Comme ces épeires qui tissent hasardement,

Portent leurs œufs dans un désordre végétal,

Puis se laisse mourir d’épuisement

Sous les regards avides des crotales.

 

C’était février, vaincre le signe indien,

 

Tempérer les ronds de fumée dans l’eau,

L’obédience en la croyance du Beau

De ces cérémonies dansantes des Apaches

Qui croient encore que la douleur se cache.

 

C’était un calvaire de longs mois,

Sans la promesse d’un méridien,

Puis il y a eu septembre.

 

Et tout ça pour rien.

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