Vendredi 12 septembre 2008 5 12 09 2008 20:03
Il y a quelque chose de louche dans la rosée du matin,
Quelque chose de putride dans l’odeur du jasmin,
Une sensation d’avril que les faits sont dociles,
Un frisson assez laid, nos boyaux sont percés.

J’ai acheté du jambon de Parme,
Ma carte de crédit est en panne
Et sur le ticket le nom de la caissière,
J’imagine mon sexe qui traverse ses viscères.

A la sortie du supermarché Champion,
Nous ne penserons plus à mal,
Sous couvert des bruits de la circulation,
Nous voguerons vers le chaos végétal.

Tu sembleras sereine,
Une allure de petite chienne
Sur le chemin de la roseraie
Et dans mes yeux ta main
N’est pas la sienne,
Peut être qu’un jour j’oserai…

On dira ce que l’on voudra,
Le jardin des plantes n’est pas une réussite.
Devant nous un cadavre de rat,

Et toi tu me parles de ta cellulite.



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Dimanche 31 août 2008 7 31 08 2008 13:24




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Jeudi 28 août 2008 4 28 08 2008 13:51




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Mercredi 27 août 2008 3 27 08 2008 22:47




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Mardi 26 août 2008 2 26 08 2008 00:17

A force de faire des ricochets
Sur le plan d'eau de mon coeur,
Elle finira par ne laisser
Sur la plage que des galets mal polissés.



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Samedi 9 août 2008 6 09 08 2008 13:34
Tue l'amour,
Pends Cupidon.
Il te restera toujours
Un arc et une flèche
Pour tirer ton coup.


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Lundi 4 août 2008 1 04 08 2008 00:59
A midi, l'horizon s'affaisse,
La journée est parfaitement ancrée,
Je voudrais que la douleur cesse,
Une douleur nettement determinée.

Si l'avenir nous sourit,
La fin demeure funeste,
La chair qui pourrit,
Et les vers qui font le reste.

Ressentir la présence des veines
L"insouciance des chinois à Bastille,
La probabilité sotte et saine
D'autre chose qu'une vie que l'on annihile.

Les passants transitent en des spasmes ridicules,
fondus dans un décor malsains
Ils imaginent leur sort serein
Et téléchargent des séries allemandes sur Emule

Qu'ils absorbent seuls et sales
Dans des boîtes sépulcrales
Qui leurs disent quoi manger.
Ils se resserviront en Emmental.

Statistiquement, il doit résider une exception,
Une destinée à l'abri des cercueils
Sans envie d'un paquet de jambon,
Sans pulsion d'un séjour à Djerba
Et tentation d'un gel douche au jojoba.

Les murs sont proches,
Mais je ne perds pas l'espoir,
Un maghrebin fouille au fond de sa poche
Puis enfouie son sort au sein de son mouchoir.

Ce soir, mes gestes sont dépourvus de signalétiques,
Je m'imagine sordide et las
C'est une conclusion qui s'imposera
A l'abscisse des cyprès, à l'arrière d'une clinique.

Dans un dernier râle lamentable
Je baignerai dans mon urine
L'infirmière posera mon repas sur la table
Et me tendra sa carabine.

Enfin, tout sera tranquille.
J'observerai au loin
Le transit éthéré d'ascendants missiles.


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Lundi 28 juillet 2008 1 28 07 2008 00:51
Les herbes folles ont colonisé le terril
Et la course aux nouvelles énergies
Nous y apparaît bien futile.

Sur le quai, un cadavre de chien
Est couvert d'une nuée de sauterelles.
La voie ferrée trace une limite perceptible
Entre l'autrefois et le ciel.

Puis nous abordons les vestiges
D'un tissu rurbain.
L'étendue bitumée est couverte de lin.
Nous l'abordons serein.

Une meute de hyènes,
Sur le perron de l'église,
Répand ses rires d'effroi
A l'écho de nos pas.

Tu aperçois enfin les ruines de la lagune
Qui ondoient sous un nuage vert.
Notre race a disparu, sans rancune
Sous les tirs du Perpetuel Hiver.




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Mardi 22 juillet 2008 2 22 07 2008 23:27
Nous poursuivons, amers, un idéal,
Une brume convexe aux contours incertains.
Les rares élus lui prêtent une silhouette radiale
Une silhouette brune de ces grands magasins.

Le bonheur des femmes est une science exacte,
Plat et serein, je perçois au loin un lac
Où les vieilles rives s'effritent
Où la rancoeur est une limite.

Au bord s'y tiennent encore
Les anciennes processions chamaniques.
Les sages sont déjà morts
Remplacés par des VRP en domotique

Incarnés sous les traits
De jeunes cadres habiles
Leur condition est douce,
Leur horizon docile.

Nous traquons, avides, un idéal,
Tapis et en masse
En position foetale,
En dehors de l'espace.

Le père de famille se représente le célibat
Et trace une corne d'abondance.
Mais le samedi est isolé et plat
L'ennui remplit la panse

D'un liquide saumâtre
En dessous des cris
D'une mégère acariâtre
Qui ne quitte plus son lit.

On aurait pu l'estimer acquis,
L'ensemble de cette bonne fortune,
Mais le lac s'est tari
En périphérie de Béthune.




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Samedi 19 juillet 2008 6 19 07 2008 09:39




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