Station Varennes,
Regards avides à une portoricaine
De deux cadres sans cravate.
Discussion sur leur CODEVI
Qu'ils terminent en toute hâte.
Derniers regards salaces,
Tous descendent
Gare Montparnasse.
Par Who
-
Publié dans : Po-M
-
0
-
Recommander
La masse en perdition
Se meut en une
puissance téllurique
Sans aucune motivation
Que l'injonction quotidienne et morne de ses barbituriques.
Midi et déjà trop tard,
J'ai
raté l'existence.
Une femme, un thon blafard,
Me presse de me servir en essence.
L'étendue du parking est
Une
surface finie.
Où l'autogestion est un terme honni.
Ma femme, ma seule, a une démarche d'automate
Derrière son caddie, elle attrape un kilo de tomates.
On m'avait averti pourtant
De
l'immobilisme d'une journée de travail.
Une lueur verte d'espoir brille par dessus le
champ,
Au delà du cadavre de bétail.
2 années, je proclamais,
A mon
propre reflet:
"Le ver est dans la pomme,
Il
effrite la maison-mère".
En fait,
le ver est dans la paume
Et l'étau se resserre.
Par Who
-
Publié dans : Po-M
-
0
-
Recommander
Mon fardeau, mon triste espoir, ma peine
En notre ultime génération.
Les derniers fantassins de l'amour
Avant son extinction.
Il m'arrive encore de croire
En l'existence de ces vieux bâtisseurs
Aux noms irréels.
Sur un parking d'Aldi,
Dans la périphérie de Montargis,
Il en reste un.
Il accorde le ciel.
Par Who
-
Publié dans : Po-M
-
0
-
Recommander
Vacant sur la ligne 6,
L'existence
à son soltice,
Je ressens la présence d'une haine ordinaire,
Indifférent au triste sort de mes congénères.
28 ans et déjà bien las,
La
famine, la misère, même l'avenir
Et les accidents de la route ne me touchent
pas.
Je consens, parfois, à des geysers ardents
délirants de surréalisme,
Simples résidus de
romantisme,
Qui déstabilisent d l'édifice de glaise
Puis j'entreprends un crépuscule au sommet de la falaise.
Ton ombre s'agite
(inlassablement)
Face aux parois de
malachite,
La présence me blesse.
Souvent, j'estime que tu dois comprendre
Que cela cesse.
La vision anthropomorphique du monde me fait horreur,
L'homme se conforte au sein de sa propre erreur.
Au
loin, l'océan paré d'un reste d'armure
Lui infligera les affres de la
nature.
J'attends - sourire non dissimulé -
La Grande inondation,
Celle qui permet de tout
annulé
Pour toi, aucune rémission.
Que tu sois la première à périr par les flots
La vipère ne supporte pas l'eau.
Ton corps flottera
au centre du marécage
Enfin, l'amie, je pourrai tourner la page.
Par Who
-
Publié dans : Po-M
-
0
-
Recommander
Un horizon infini. Broyé au sud
Par une frêle côte calcaire
Au nord par l'effet d'optique
Qu'un ferry à destination de l'Angleterre
flotte au fin fond de la plage.
A l'est, en prémice de l'hinterland,
Des constructions antérieures
A la loi Littoral. Sans doute.
Au large l'orage avance et donne
Au terme de perspective
Une valeur bien galvaudée.
Les vents avancent.
Le sable se vide de quelques rares badeaux.
Constat d'échecs.
Ce n'est pas à Sangatte que réside la solution.
Puis un couple de jeunes mariés posent sur le sable
Pour immortaliser le moment. La luminosité
Jusqu'ici teintée d'un verre bouteille reprend
De plus belle.
Les signes ne trompent pas.
Mais ils sont particulièrement instables.
Aucune réponse.
Aucune action.
Fin d'interêt pour le cycle 26.
Encore 3 jours à tuer.
Par Who
-
Publié dans : Po-M
-
0
-
Recommander
L'autoroute esquisse des courbes sans entrave,
En direction du détroit,
Scindant en son centre les cultures de betterave
Par delà les champs de colza.
J'atteins une vitesse respectable dans l'Audomarois.
Je ressens comme une vague montée d'émoi.
160 km/h. Le compteur s'agite.
Un peu comme une mite.
L'air climatise
Et j'imagine ton corps sur le pare-brise.
Par Who
-
Publié dans : Po-M
-
0
-
Recommander
Elle a vieilli
La mère.
Il l'avilit,
L'amer.
Finalement mourir à 30 ans est une décision respectable.
Pour marquer le coup, demain,
J'enterrerai ton nom dans le sable.
Et sous l'effet de quelques brassées obliques,
La mer concluera à une disparition.
Logique.
Par Who
-
Publié dans : Po-M
-
0
-
Recommander
Dix-sept heures,
Je me contente d'un rien.
J'atteins le sublime
Au rayon des croquettes pour chiens.
Par Who
-
Publié dans : Po-M
-
0
-
Recommander