Mardi 8 juillet 2008
Station Varennes,
Regards avides à une portoricaine
De deux cadres sans cravate.
Discussion sur leur CODEVI
Qu'ils terminent en toute hâte.

Derniers regards salaces,
Tous descendent
Gare Montparnasse.


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Mercredi 25 juin 2008
La masse en perdition
Se meut en une puissance téllurique
Sans aucune motivation
Que l'injonction quotidienne et morne de ses barbituriques.

Midi et déjà trop tard,
J'ai raté l'existence.
Une femme, un thon blafard,
Me presse de me servir en essence.

L'étendue du parking est
Une surface finie.
Où l'autogestion est un terme honni.
Ma femme, ma seule, a une démarche d'automate
Derrière son caddie, elle attrape un kilo de tomates.

On m'avait averti pourtant
De l'immobilisme d'une journée de travail.
Une lueur verte d'espoir brille par dessus le champ,
Au delà du cadavre de bétail.

2 années, je proclamais,
A mon propre reflet:

"Le ver est dans la pomme,
Il effrite la maison-mère".

En fait,

 le ver est dans la paume

Et l'étau se resserre.



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Mardi 24 juin 2008



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Vendredi 20 juin 2008
Mon fardeau, mon triste espoir, ma peine
En notre ultime génération.
Les derniers fantassins de l'amour
Avant son extinction.

Il m'arrive encore de croire
En l'existence de ces vieux bâtisseurs
Aux noms irréels.

Sur un parking d'Aldi,
Dans la périphérie de Montargis,
Il en reste un.
Il accorde le ciel.


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Mardi 17 juin 2008
Vacant sur la ligne 6,
L'existence à son soltice,
Je ressens la présence d'une haine ordinaire,
Indifférent au triste sort de mes congénères.

28 ans et déjà bien las,
La famine, la misère, même l'avenir
Et les accidents de la route ne me touchent pas.

Je consens, parfois, à des geysers ardents
délirants de surréalisme,
Simples résidus de romantisme,
Qui déstabilisent d l'édifice de glaise
Puis j'entreprends un crépuscule au sommet de la falaise.

Ton ombre s'agite
(inlassablement)
Face aux parois de malachite,
La présence me blesse.
Souvent, j'estime que tu dois comprendre
Que cela cesse.

La vision anthropomorphique du monde me fait horreur,
L'homme se conforte au sein de sa propre erreur.
Au loin, l'océan paré d'un reste d'armure
Lui infligera les affres de la nature.

J'attends - sourire non dissimulé -
La Grande inondation,
Celle qui permet de tout annulé
Pour toi, aucune rémission.

Que tu sois la première à périr par les flots
La vipère ne supporte pas l'eau.
Ton corps flottera au centre du marécage
Enfin, l'amie, je pourrai tourner la page.


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Jeudi 12 juin 2008


Un horizon infini. Broyé au sud
Par une frêle côte calcaire
Au nord par l'effet d'optique
Qu'un ferry à destination de l'Angleterre
flotte au fin fond de la plage.
A l'est, en prémice de l'hinterland,
Des constructions antérieures
A la loi Littoral. Sans doute.
Au large l'orage avance et donne
Au terme de perspective
Une valeur bien galvaudée.
Les vents avancent.
Le sable se vide de quelques rares badeaux.

Constat d'échecs.

Ce n'est pas à Sangatte que réside la solution.
Puis un couple de jeunes mariés posent sur le sable
Pour immortaliser le moment. La luminosité
Jusqu'ici teintée d'un verre bouteille reprend
De plus belle.

Les signes ne trompent pas.
Mais ils sont particulièrement instables.

Aucune réponse.
Aucune action.
Fin d'interêt pour le cycle 26.
Encore 3 jours à tuer.



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Jeudi 12 juin 2008
L'autoroute esquisse des courbes sans entrave,
En direction du détroit,
Scindant en son centre les cultures de betterave
Par delà les champs de colza.

J'atteins une vitesse respectable dans l'Audomarois.
Je ressens comme une vague montée d'émoi.
160 km/h. Le compteur s'agite.
Un peu comme une mite.
L'air climatise
Et j'imagine ton corps sur le pare-brise.




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Mardi 10 juin 2008
Elle a vieilli
La mère.
Il l'avilit,
L'amer.

Finalement mourir à 30 ans est une décision respectable.
Pour marquer le coup, demain,
J'enterrerai ton nom dans le sable.

Et sous l'effet de quelques brassées obliques,
La mer concluera à une disparition.
Logique.


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Mardi 10 juin 2008
Dix-sept heures,
Je me contente d'un rien.
J'atteins le sublime
Au rayon des croquettes pour chiens.


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Mardi 10 juin 2008


Aire est, de Villeron,

J'opte pour un sandwich au jambon.
Le crâne à nu, barbe de 5 jours
Pour réapprendre l'égoïsme.
Une famille de Belges
Met fin à son séjour
Et éxecute la même déportation
Sous les martèlements de Céline Dion.

Les chemins de croix s'appréhende sous différents dialectes,
Leur périple de martyrs prend donc sa source au Quebec.


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