Mardi 10 juin 2008 2 10 06 2008 00:42
Dix-sept heures,
Je me contente d'un rien.
J'atteins le sublime
Au rayon des croquettes pour chiens.


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Mardi 10 juin 2008 2 10 06 2008 00:37


Aire est, de Villeron,

J'opte pour un sandwich au jambon.
Le crâne à nu, barbe de 5 jours
Pour réapprendre l'égoïsme.
Une famille de Belges
Met fin à son séjour
Et éxecute la même déportation
Sous les martèlements de Céline Dion.

Les chemins de croix s'appréhende sous différents dialectes,
Leur périple de martyrs prend donc sa source au Quebec.


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Lundi 9 juin 2008 1 09 06 2008 09:41


La liaison s'effectue sur la capitale

Sous un azur au ton forcément létal.
Pars, pour oeuvrer au bien de tous.
La solitude, ma mort,
Juste deux jours à combler.

Ultime secousse.

Et puis, se branler dans son bain,
C'est un peu la conquête de l'espace du pauvre.

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Lundi 9 juin 2008 1 09 06 2008 09:00





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Samedi 7 juin 2008 6 07 06 2008 13:29
Au dernier rayon du LIDL,
Tu achètes un gel-douche au glaieul.
La pub fait naître en toi ce désir
Soeur, ce soir te feras-tu vomir?

Quand les parents s'assoupissent
Et que leur couple s'essouffle,
Ta tête se déforme
Sur la cuvette lisse.
Tu admires les normes
d'ondoiement de ta bouffe.

Puis tu rejoins la couche,
Un arrière-goût dans la bouche :
Ton estomac est une souffrance
La réclame pèse dans la balance.

Demain, Tu hésiteras
A l'étalage des bananes.
Tu inquiètes maman.
Elle appellera
Une agence de passeurs d'âme.

On te liera au lit,
Comme ils l'ont fait à Barnabé,
Notre cochon d'inde, assez joli,
Son corps réside au fond du marais.

Dans cette cacophonie de prières,

J'opterai pour
Les cercles approximatifs
De ces vieilles mouches chétives.

(Elles tournent au centre du living-room)

Et qui cachent leurs tristes carcasses de poussière
Pour y mettre faim

Derrière la cuisinière.


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Lundi 2 juin 2008 1 02 06 2008 19:41



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Dimanche 1 juin 2008 7 01 06 2008 12:22
Quatorze heures, la scission s'opère :
En dessous des ongles
Glissent des particules de terre,
Tu ressens la présence d'un monde.

Ici, la jeunesse sur l'herbe s'impose triomphante
Dans des parades de séduction élégantes,
Car au delà l'horizon oscille
Sous cette nuée de colibacilles.

La géométrie des pétasses dévêtues
Donne au lieu l'impression d'une vaste plage
Où s'achemine l'engloutissement des vertus
Dans une société morte et chronophage.

Le vieux perché sur un banc,
Exclu de cette quête du gland
Se rappelle l'existence d'un tel schisme
- Jeunesse / Force et Beauté -
Comme au plus belles heures du fascisme.


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Jeudi 29 mai 2008 4 29 05 2008 21:39



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Mardi 27 mai 2008 2 27 05 2008 23:24
Sénile
De corps et d'esprit
Comme l'on pratique la sodomie
Entouré de lumières,
Encerclé de fourmis.
Par delà,
Un monde assez plat
Où même la rotondité d'un globe
Se calcule en fracas.
Il en résulte
Un ressac assourdissant,
Un doux tumulte,
De ma verge contre tes dents.

Un parking est situé à 50 mètres,
Où le vieux gardien noir craque une allumette.
Il est dimanche et parfaitement dans son rôle
Son oeil est vif, telle la hausse du pétrole.

Dans l'intérieur du supermarché,
Se constitue une géométrie acceptable,
Un halo illumine la viande hachée
Le vide s'impose au rayon des salades.

(Isolés, Deux, au chant d'un buisson)
(Immolés, Seuls, processus de création)

Au fond d'un puit
Réside l'homme aux nageoires caudales,
Ma sève y coule au long des amygdales.

Orée de la nuit,
Le passage des bus s'avère aléatoire,
Sous l'abri, un parent entame son oratoire.

"Mon fils, mon sang,
Quelque part au centre des hautes cîmes,
Ses visites se traduisent en algorithmes.

J'me sens seul,
Mon fils meule
Mes dimanches
en v'nant d'Avranches.

Sa Peugeot est un véhicule confortable
Et les lacets de montagne comme les autoroutes
Rendent mon existence - le dimanche - estimable.
Demain lundi. Au menu : pâté en croûte."

Nous militons pour l'ouverture,
Sans soucis d'architecture,
Du centre commercial
D'ici et d'ailleurs,
Lieu de survie social
De ces vieux bâtisseurs.


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Dimanche 25 mai 2008 7 25 05 2008 22:42



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