Conservez donc vos vaches maigres,
Vos plaines grises aux courbes aigres,
Votre allure voulue funeste
En ce jour, je repars à l'ouest.
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Ce soir, la tour Montparnasse perdait son sommet
De quelques fenêtres aux lueurs blêmissantes
Dans les brumes orangées d’une ville.
Plus bas, L’unique passante battait
D’une lueur rouge frémissante
De sa dernière cigarette
La face polie d’un bitume humide.
En son centre, tes derniers mots,
Sonnant telle la cloche,
Comme l’annonce funeste
Des retours à la normale.
La semaine pouvait reprendre sa cadence inexorable,
Sa rigueur d'une fin d'hiver,
En somme,
L'inutilité de sa lutte.
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L'alternance de deux services,
Une véritable absence de vice
façonnent mes journées blêmes,
Cette vie me pose bien problème.
Les grognasses de 10h24
opèrent leur ravitaillement,
le café tire sur ma prosthate
tel leur discours paumé au vent.
On disserte sur la moquette
Au fil d'une pause cigarette
Favorisant leurs multiplications
Comme une alternative à la dépression.
Mes joies, mes peines, les envies s'évaporent
La standardiste assise, naïve,crédule
Sourit mal et se désinfecte les pores,
Son ressenti est quasiment nul.
Le décompte menant aux congés payés
Semble l'unique forme de satiété,
Un réflexe si fonctionnel de survie
Comme céder à l'accès au CODEVI.
Il persiste au fond l'exceptionnelle sensation
Que l'intêret de l'existence subsiste ailleurs,
Le chef de section, rapporte mon ordre de mission,
Dans 54 minutes il sera 18h.
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En des probabilités restreintes,
Il existe - en vain? - l'espoir d'une étreinte,
Un vaste parterre de souvenirs d'enfance,
Où le marché marque par son absence.
Les lycéennes, conscientes d'un territoire,
S'avancent confiantes et belles, sans opinion
A la conquête d'un gros sexe de mâle noir :
Lutte déloyale pour notre génération.
On conspuera le progrès
De nous avoir épargné
Des conspirations salaces,
D'une forme certaine de classe,
Nous concentrant sur la défaite,
La destinée ratée de poète.
Il réside en tout deux des perspectives pimpantes,
Des couleurs accrochées à nos lendemains qui chantent,
Une Grande vision ni délicate, ni dérisoire,
Qui nous poussent à privilégier le desespoir.
Au fond, on ne désire pas les hommes,
Certaines cloches, un dimanche matin
Et leurs sorts grotesques nous assomment.
Leur cycle a quelquechose de malsain.
Un goût à la vie, comme persistence,
Ne sommes-nous pas dans l'ignorance?
J'observe dehors les courbes des oiseaux
Il m'arrive encore de trouver ça beau.
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Des reflets du métro, en écho morne et pâle
La clocharde avinée entame son dernier râle
Dans les cohortes aberrantes
Des hautes foules absentes.
Les promotions en organisation sereine
S'étalent, malgré nous,au dessus de terre
Et soumettent la consommation, à perdre haleine
Sous le diktat d'une nuée de publicitaires.
L'orientation d'une vie répond à une logique
Similaire à celle d'un camion frigorifique :
Elle se meut promptement en des nuits volubiles
A l'intérieur, une viande froide
Au goût malhabile.
Un hermite troglodyte plutôt bas de plafond
Sous fond de silence, nous avait (pourtant) mis en garde
contre ces tristes désirs sur lesquels on s'attarde,
Son désir réside en un bouleversement profond.
La pénétration de l'homme dans des sphères propices
Tue, Mon amour, nos perspectives alentours,
A 20h, nous percevrons l'idée de justice.
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