C'était septembre, les restes pour les chiens

Publié le par Who


C’était septembre, les restes pour les chiens.

 

Nous y voici. Aux portes des enfers mous.

Aux pieds des colonnes titubantes,

A l’aplomb des journées. Cent pareilles.

 

On nous avait prévenu de l’inutilité de la lutte,

D’un parfum plus ou moins pugnace

Des soirées qui ne laissent pas de trace.

En somme, d’une fin plus ou moins abrupte.

 

C’était septembre, puis l’on renoue les liens,

 

Comme ces épeires qui tissent hasardement,

Portent leurs œufs dans un désordre végétal,

Puis se laisse mourir d’épuisement

Sous les regards avides des crotales.

 

C’était février, vaincre le signe indien,

 

Tempérer les ronds de fumée dans l’eau,

L’obédience en la croyance du Beau

De ces cérémonies dansantes des Apaches

Qui croient encore que la douleur se cache.

 

C’était un calvaire de longs mois,

Sans la promesse d’un méridien,

Puis il y a eu septembre.

 

Et tout ça pour rien.

Publié dans Po-M

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tchetig 01/10/2008 03:47

Ce mois de septembre que j'avais tant redouté il fût le pire de tous .
très beau texte .