J'ai des aiguilles plantées
Au précieux de la paume
Des églises érigées
À l'ascendance des psaumes
Des hallelujahs invectivés
par mille corbeaux
qu'aucun homme
ne pense à chasser
Ciel gris
Dans l'Automne qui s'installe.
Nous arrivions en territoire hostile
Et Dans ta poche arrière de ton blue jeans
Dantec et ses "Racines du mal"
Je t'écoutais qu'à peine
Mes doigts sur le volant sans t’entendre
Portent encore les stigmates jaunis
des Gauloises en cendre.
Horde tatare nous
Sommes des milliards
Les mains moites
C'est par la plume que
Nous prendrons Gorki
Deuxième sortie à droite.
Couloir de Gdansk
Où le compteur s'affole
Tu étais mille neuf cent quatre-vingt neuf
Un espoir de paix
Nous étions jeunes
Et l'avenir portait une moustache
Oh oui Jaruzelski, ouvre le feu
Contre tes frères et
Contre ma poitrine les
Reflets de la Baltique sont beaux
Ce sont nos corps
qui portent les stomates
de Staline.
Solidarnosc et ses drapeaux
Qui flottent l'horizon
Avait une couleur mes
Camarades pensent à ta culotte
Et ce sont tous les murs de l'est
Que tu ébranles.
Il y'a eu un temps pour
Les claquements de bottes
Froide guerre et lasse
Puis ces dimanches en
France des militaires
Qui prennent ces trains
Que les épouses d'un
Week-end contiennent
A peine dans le reflet
Des vitres qui s'éloignent
Elles restent à quai le
Désir "tiens-toi mon
Beau soldat" dans les
Tranchées horaires des
Migrations pendulaires.
Trois coups de canon
La lisière de l'hymen
Il n'y a de macabre
Que cette danse du pollen.
"Nous avançions enfin."
Au loin
La poésie des hauts-fourneaux.
Il y a ces tâches Devant le soleil Les sanglots des Arbres une fois La pluie achevée Ô Marie La vindicte poétique Qui s'impose de plus Belle et toi tu saisis Ce "20minutes" qui dépasse
d'une poubelle.
Tu m’as volé les rêves
D’ailleurs de traversées
Du désert de plat
Eau repas dans des
Voyages en train je
Suis tout jour
A quai ta tendre
La nuit mais
Tu ne viens pas
Mouchoir blanc
Qui s’agite plan
Américain au niveau des
Genoux qui flagellent
Puis le train qui s’éloigne
La fumée qui s’élève
Et des valises
De larmes qui descendent
Dans une gare de campagne
Qui n’a pas connu la guerre
Siuji
Réveille-toi
Tout ça n’est qu’un mauvais film.
Ta mère Les routiers de l' Amour tatoués Dans les bars ils Vident leurs verres Se resservent à boire saouls Les néons qui clignotent L'argon qui grésille et je suis Ovide exilé à Tomes à treize kilomètres de Carcassonne.
Ils ont sous les
Pavés la plage sous
Leurs grains de peau mate
Le café Flore
Des étudiants en
Dimanchés parlent
De révolte sociale
Se resservent en Margharita
Puis ne s'écoutent pas et
Crache ta science courtoise
de polytechnicien
habile comme nous
Autres en humanité.
---
Sur les Hauts de Belleville
J'attends que ma joie revienne
Et les jours sont contés.
---
Prends garde Saint-Germain
Tu ne connais
Que l'odeur du sang
Des livres blanchis
Par trop de bancs
Par trop de luxe
Trop de bourgeois
Salauds éteignent
La lampe sur les femmes
Trop belles de tes
Grands magasins.
---
Sur les Hauts de Belleville
Au loin et les sirènes de
La ville puis des scories de ciel
crochetées à nos regards
Sens tu l'odeur du fer Qui
Émane de nos gueules comme
Une odeur de soufre hey
Saint-Germain connais
Tu ce mot?
---
Ô je pleure la mort
De l'autre l'ami
Et dans ces geignements
D'œdipe vois
Tu le soldat que je
Ne suis pas déploies
Tes ailes c'est dans
Ton étreinte que je
Recherche une alternative
A la terre sainte.
---
Car pardi camarade nous
Sommes trop tard
Pour l'existence tes
mains froides les
Soupirs en latence nos
Envies de changer l'Homme
Sous l'ondée d'ascendants
Pylones plus haut que le
Ciel prêt à affronter la
Nuit de nos longs couteaux
Rasons les murs car il
Est temps de
Reprendre les bombes.
---
Hey
Prends garde à toi
Saint-Germain il nous
Prend comme des envies
De ne plus discuter.
Je te vois tu m’observes Le jeu subtil des vitres Et les lumières de la ville Qui meurent en lisières Lointaines tu prends Position de l’air hautain De ces étudiants en piano Qui disent leurs noms en Tambourinant la tablette rétractable Anthracite et dort le voisin Antillais dans le brouillis D’un mauvais zouk aux rythmes Des lampadaires qui sabrent L’habitacle
Ô lumière orangée Par intermittence Nous filons à trois cents kilomètres heure