Les 10 meilleurs albums des années 2000 [du 1er au 3e]
3-Sonic Youth - Sonic Nurse [2004]
Que reste-il à prouver à un groupe qui a 23 ans d’existence en 2004, 15 albums derrière lui, une demi tonne d’EP et 2 des plus grands guitaristes au monde ? Rien finalement. Ou peut être juste le plaisir de jouer. Cette fois-ci le groupe laisse place à un travail mélodique élaboré, loin des ambiances noisy qui ont fait leur réputation. Cependant, on ne peut pas nier le manque d’inventivité de ce disque et surtout de maîtrise. Car après 23 années d’expérimentation et de crise d’adolescence, Sonic Youth semble trouver sur cet album le temps de se poser, de jouer ensemble afin d’offrir un travail mélodique soigné et empli de sagesse. « The dripping dream », « Stones » ou « New Hampshire » glissent dans les esgourdes avant de vous sauter à la gorge sous un déluge de son. « I love golden blue » réconcilie le groupe new-yorkais avec les expérimentations avant de laisser Lee Ranaldo conclure. Bien sur les puristes viendront crier que ça ne vaut pas un Daydream nation ou un Goo mais un nouvel album de Sonic Youth suscite toujours la même réaction : ça ne sera jamais aussi bon que le premier que l’on a découvert mais ça reste largement meilleur que la plupart des disques que l’on peut écouter. Même si cela nécessite de porter encore des chemises de bûcherons à 50 ans.
Si l'on devait retenir une chanson : The dripping dream
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2-Godspeed You! Black Emperor - Lift Your Skinny Fists Like Antennas to Heaven [2000]
L’album commence comme une lente descente en direction de notre planète, accompagnée par des violons voluptueux, puis le martèlement se fait de plus en plus pressant et enfin les cavaliers de l’apocalypse et autres trompettes de la mort sont lâchés à la 3e minute. GY!BE ne vous lâchera alors plus, jouant avec votre cervelle comme avec un wagonnet de montagnes russes. Cet album dont on raccourcira le nom par « Lift Yr. skinny » se compose de 4 pistes, d’une vingtaine de minutes chacune, divisées elles-mêmes en plusieurs mouvement.s Point de chant à l’horizon, tout au plus quelques intermèdes d’humains paumés qui relatent leur histoire (le très poignant « They don’t sleep anymore on the beach »). Là où le précédent opus « Slow Riot for new zero Canada » n’offrait qu’une chanson, celui-ci apparaît comme la succession de 4 cathédrales qu’il est parfois difficile d’écouter d’un seul tenant. Chacun des morceaux offre à son auditeur une clé vers l’universel et le sublime. Tout est perdu. Et cette perte est notre joie.
Si l'on devait retenir une chanson : Storm
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1-Tool - Lateralus [2001]
Si il y’a bien une qualité que l’on peut reconnaître à Tool, c’est de prendre autant de soins dans le fond que dans la forme. A l’instar d’un Tolkien en littérature, Tool va s’appuyer sur les artistes qui les entourent, sur les connaissances musicales importantes de Danny Carrey (batterie) et sur la spiritualité de Keenan (chant) et d’un Adam Jones (guitare) pour créer son propre univers. Les premières écoutes de cet opus sont déconcertantes pour ceux qui ont connu Aenima : moins accessible, plus massif, ils nécessitent d’y revenir. Encore et encore. C’est au bout d’une dizaine d’écoutes que l’on prend conscience du monument placé entre nos mains. Tout y semble si naturel. Latéralus se place aux côtés des plus grands albums-concepts du rock aux côtés d’un Wall ou d’un Led Zeppelin. Il s’y dégage une certaine universalité, quasi-mystique avec comme paroxysme, la double piste centrale (concept repris par la suite dans 10 000 days) Parabol / Parabola ou l’introduction tout au chant et ensuite transcendée par un jeu de batterie gigantesque pendant 6 minutes. On retiendra aussi la première collaboration avec Alex Grey pour l’artwork, qui renforce l’aspect spirituel de cet album, ainsi que quelques subtilités tel que l’utilisation de la suite de Fibonacci pour composer le morceau « Latéralus » ou « réorganiser » les pistes selon l’ordre de la formule en question. Jamais un album n’avait été aussi loin dans l’introspection. Servi par une technique musicale hors norme, « Latéralus » dépose ses auditeurs dans des contrées insondables, comme si Lovecraft avait un jour rencontré Pink Floyd.
Si l'on devait retenir une chanson : Parabol/Parabola
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Ils ne sont pas dans le top 10 mais ils sont tout de même indispensables
Anthony & the Johnsons - I am a bird now
Anathema - A natural disaster
Arcade Fire - Funeral
At the drive-in - Relationship on command
Beirut - The flying Club cup
Converge - Jane Doe
Cindy Sanders - Papillon de lumière
Dälek - Absence
Dredg - El Cielo
Eddie Vedder - Into the wild
Gojira - The Link
Interpol - Antics
Mastodon - Crack The skye
Neurosis - A sun that never sets
PJ Harvey - White Chalk
Queen Adreena - Drink me
Queens of the stone age - Songs for the deaf
Sigur Ros - Takk
Sleep - Dopesmoker
The Mars Volta - Frances The Mute
Wolf Eyes - Human Animal