C'était septembre, les restes pour les chiens

C’était septembre, les restes pour les chiens.
Nous y voici. Aux portes des enfers mous.
Aux pieds des colonnes titubantes,
A l’aplomb des journées. Cent pareilles.
On nous avait prévenu de l’inutilité de la lutte,
D’un parfum plus ou moins pugnace
Des soirées qui ne laissent pas de trace.
En somme, d’une fin plus ou moins abrupte.
C’était septembre, puis l’on renoue les liens,
Comme ces épeires qui tissent hasardement,
Portent leurs œufs dans un désordre végétal,
Puis se laisse mourir d’épuisement
Sous les regards avides des crotales.
C’était février, vaincre le signe indien,
Tempérer les ronds de fumée dans l’eau,
L’obédience en la croyance du Beau
De ces cérémonies dansantes des Apaches
Qui croient encore que la douleur se cache.
C’était un calvaire de longs mois,
Sans la promesse d’un méridien,
Puis il y a eu septembre.
Et tout ça pour rien.