Fussent-elles passoires magiques
Les corps du texte
Les cris du Christ
Qu'entends-je
L'écrit se ment
Du crayon à bois
& croix de fer
s'aimantent
&
C'est Dante qui se gausse avant la tempête.
Pars vite
Cours les sentiers
Qui dansent au Printemps
Dans la salle des balles
Perdues quelque part
Un arbre pleure ses
Stigmates d'un amour
D'antan.
Tu étais tête-épaule
Des compagnes éreintées
Silence dans le bruit des
Stations et
Regard des autres
Dans une robe d'été.
Ton coeur à ses pilleurs
De tombes
A nos âmes exsangues
A nos tribus sans terres
Sans reproches
A notre âge des cancers
Dans l'indifférence des
Femmes qui se farent
A nos vieilles rombières
Et leurs silences pamphlétaires
Du Café Zeyer et
De leurs "de mon temps"
Comme si ce n'était
plus le leurs
Hé réveille-toi my
Old pussy les Anglais
Sont partis My
Old pussy la lune
Est rousse quelque
Part un arbre saigne
De ton anti-patriotisme
Des hangars à foin
De tes va-et-vient
D'outre reins
De cette prairie
Ta couche
Ta cheveulure grise s'étale
Où
Même les vaches refusent de brouter.
Las, où tes absences
Combleront ma joie
Je te creuserai des
Trous à l'arrière
Du chemin d'Edam
Pour qu'aucun
Dernier repas
Ne sonnent tels
Des regards au Juda.
Le sucre des
Gouttes de cyanure un
Amour déchu Ô Elu
Des clous pleins les mains
Je sens ma vie qui
Passe au travers
Un quadrillage d'étoiles
Fais la planche je
M'en vais rejoindre
Une armée de passoires
Fussent-elles
Passoires
Magiques.
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