Il y'a eu un temps pour
Les claquements de bottes
Froide guerre et lasse
Puis ces dimanches en
France des militaires
Qui prennent ces trains
Que les épouses d'un
Week-end contiennent
A peine dans le reflet
Des vitres qui s'éloignent
Elles restent à quai le
Désir "tiens-toi mon
Beau soldat" dans les
Tranchées horaires des
Migrations pendulaires.
Trois coups de canon
La lisière de l'hymen
Il n'y a de macabre
Que cette danse du pollen.
"Nous avançions enfin."
Au loin
La poésie des hauts-fourneaux.
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Il y a ces tâches
Devant le soleil
Les sanglots des
Arbres une fois
La pluie achevée
Ô Marie
La vindicte poétique
Qui s'impose de plus
Belle et toi tu saisis
Ce "20 minutes" qui dépasse
d'une poubelle.
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Tu m’as volé les rêves
D’ailleurs de traversées
Du désert de plat
Eau repas dans des
Voyages en train je
Suis tout jour
A quai ta tendre
La nuit mais
Tu ne viens pas
Mouchoir blanc
Qui s’agite plan
Américain au niveau des
Genoux qui flagellent
Puis le train qui s’éloigne
La fumée qui s’élève
Et des valises
De larmes qui descendent
Dans une gare de campagne
Qui n’a pas connu la guerre
Siuji
Réveille-toi
Tout ça n’est qu’un mauvais film.
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Ta mère
Les routiers de l'
Amour tatoués
Dans les bars ils
Vident leurs verres
Se resservent à boire saouls
Les néons qui clignotent
L'argon qui grésille et
je suis Ovide
exilé à Tomes à treize
kilomètres de
Carcassonne.
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Ils ont sous les
Pavés la plage sous
Leurs grains de peau mate
Le café Flore
Des étudiants en
Dimanchés parlent
De révolte sociale
Se resservent en Margharita
Puis ne s'écoutent pas et
Crache ta science courtoise
de polytechnicien
habile comme nous
Autres en humanité.
---
Sur les Hauts de Belleville
J'attends que ma joie revienne
Et les jours sont contés.
---
Prends garde Saint-Germain
Tu ne connais
Que l'odeur du sang
Des livres blanchis
Par trop de bancs
Par trop de luxe
Trop de bourgeois
Salauds éteignent
La lampe sur les femmes
Trop belles de tes
Grands magasins.
---
Sur les Hauts de Belleville
Au loin et les sirènes de
La ville puis des scories de ciel
crochetées à nos regards
Sens tu l'odeur du fer Qui
Émane de nos gueules comme
Une odeur de soufre hey
Saint-Germain connais
Tu ce mot?
---
Ô je pleure la mort
De l'autre l'ami
Et dans ces geignements
D'œdipe vois
Tu le soldat que je
Ne suis pas déploies
Tes ailes c'est dans
Ton étreinte que je
Recherche une alternative
A la terre sainte.
---
Car pardi camarade nous
Sommes trop tard
Pour l'existence tes
mains froides les
Soupirs en latence nos
Envies de changer l'Homme
Sous l'ondée d'ascendants
Pylones plus haut que le
Ciel prêt à affronter la
Nuit de nos longs couteaux
Rasons les murs car il
Est temps de
Reprendre les bombes.
---
Hey
Prends garde à toi
Saint-Germain il nous
Prend comme des envies
De ne plus discuter.
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Je te vois tu m’observes
Le jeu subtil des vitres
Et les lumières de la ville
Qui meurent en lisières
Lointaines tu prends
Position de l’air hautain
De ces étudiants en piano
Qui disent leurs noms en
Tambourinant la tablette rétractable
Anthracite et dort le voisin
Antillais dans le brouillis
D’un mauvais zouk aux rythmes
Des lampadaires qui sabrent
L’habitacle
Ô lumière orangée
Par intermittence
Nous filons à trois cents kilomètres heure
Et rien de cela ne semble naturel
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Sans violence pas
D'amour des couches
On baise mal dans
Le regard de l'autre
Des parodies de sentiments
Il y a eu des visages
Il y aura d'autres rivages
Des virages aux contours incertains
Des courbes soyeuses dans
Des draps de satin il y a
Surtout cette route
Qui n'en finit plus des
Démarches aléatoires de
Poètes inoccupés qui
Vomissent aux étoiles
Leur miel inachevé
Et qui trouvent ces essences dans
Des étreintes hier
Nos poètes nos
Soldats retranchés
Tombés pour la France
En des cimetières quadrillés
Offrent des plumes des
Croix des anges au silence
déployé dans l'austérité
Quadrangulaire des
Rayons de supermarché
Béni dehors divin
En ton sein j'apprécie
Les silences De
la neige le
transfert
De fluide et mon
Corps qui s'allège
Dans la confluence
De tes cuisses
Tu es un fleuve
Et ton regard me noie
---
Je me souviens
Du ciment sur la plage
Du pavé dans des vitrines de vagues
Du bitume de l’estran
Se jetant à mégarde
Des horizons loin
Teint blafard le nez qui perle
De l’averse du midi
A Paris et des ouvriers
Accoudés au bar
Qu’on détourne du regard
Qui n’ont pas vu la mer
Des mouettes aux rires circulaires
Cela ne me touche pas
Je me souviens
Il est dix-sept heures
Et le soleil qui s’incline
Ici l’on dîne tôt
Allez
---
Déconstruisons
L’automne de béton
Crocheté à ma langue
L’automate qui s’engouffre
Dans les bouches leur
Sourire qui s’essouffle
Il est huit heures derrière
Chaque volet une lumière meurt
A profit de la même journée
Qu’hier Ô je n’imagine pas la vie sans toi
Et tu libères la purée dans le con d’une autre.
---
Je te regarde tu dors
D’un sommeil certain
De rêves de cauchemars
De fantasmes de mondes inhabités
De monstres d’enfance d’asymptotes
En subconscience je te regarde
Tu as dans les bras de Morphée
Les mains d’une autre
Et tu souris je ne dors pas
Ô je meurs.
---
Ô travailleur immigré
Qui Imprègne les pluies du premier métro
Toi le fils d’un trimeur de bidonville
Petit fils d’une croix en bois de Montfaucon d’Argonne
Sens-tu le pouls qui se débat
Sous l’étreinte de tes racines ?
---
Juste un putain d’indien
Un plan des décors
Dans le désert de Tabernas
Les larmes et la foule
Qui ruissellent les parois
Tour Montparnasse
Au large les boat peoples
Et les mouettes qui rigolent
Un plan américain d’une cadillac
L’ultime clap d'une prise de Prozac
Un ensemble d’univers qui apparaît
Docile sous des formes oblongues
Ci-gît l’homme
Le destructeur des mondes.
---
Père,
Où es-tu ?
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